Co-présidé par Josselin de ROHAN, sénateur du Morbihan, Président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées et Philippe NAUCHE, député de Corrèze
Animé par Yves THREARD, Directeur adjoint de la rédaction du Figaro
La coopération en matière de défense revêt plusieurs formes : celle des coopérations bilatérales, multilatérales, à l’UE, à l’OTAN, qui sont en interaction, avec des dynamiques et des contraintes propres aux pays et aux institutions concernés ; celle des engagements opérationnels sur les théâtres extérieurs et des besoins qui y sont liés ; celle de la coopération industrielle dans son ensemble, vers la recherche pragmatique de solutions de mutualisation ou de partage de capacités pour assurer le maintien ou le développement de ces capacités.
Dans ce contexte parfois orienté par la contrainte budgétaire, les accords franco-britanniques du 2 novembre dernier constituent une avancée importante en définissant une coopération ambitieuse et concrète dans les domaines opérationnel, capacitaire, industriel pour les deux pays européens qui investissent le plus dans la défense.
Alors que la part en coopération des programmes d’équipement européens reste à un niveau modeste de l’ordre de 20%, l’initiative franco-britannique ouvre de plus larges questions : en quoi elle est pragmatique ? Comment s’intègre-t-elle dans l’architecture de coopération européenne ? Contribue-t-elle à établir une nouvelle lecture de la coopération structurée permanente ? Comment s’inscrire dans une coopération multilatérale transatlantique, en particulier dans le cadre de l’OTAN et de la défense anti-missile balistique ?
Va-t-on réellement vers une politique européenne de défense ? Celle-ci repose-t-elle sur un concept d’autonomie européenne ou est-elle le constat du développement de dépendances mutuelles entre Etats membres ? Quelles conséquences pour la BITD européenne, l’ouverture et la transparence des marchés entre Etats membres ?