Co-présidé par Xavier PINTAT, sénateur de la Gironde et Jean-Claude VIOLLET, député de Charente
Animé par Joseph HENROTIN, rédacteur en Chef de Défense & Sécurité International, et Jean RANNOU, Président d’EuroDéfense
L’une des conditions essentielles au développement d’un nouveau produit, équipement ou système est la maitrise de deux capacités scientifiques clés : savoir choisir les meilleures « nouvelle technologies » envisageables et savoir les amener à maturité dans des délais compatibles avec ceux du lancement du nouveau produit. La coopération industrie/recherche technologique (laboratoires) est capitale pour assurer la continuité entre la recherche et les développements industriels, mais elle est également nécessaire pour que, d’un côté, les scientifiques connaissent mieux les besoins des ingénieurs travaillant dans l’industrie et que de l’autre, ces derniers comprennent mieux ce qu’ils peuvent attendre des scientifiques.
A partir des résultats de la recherche fondamentale, comment aboutir à la « nouvelle technologie » dont l’utilisation dans un nouveau « produit » est validée en laboratoire, et dont l’intégration est ensuite démontrée sur un modèle puis sur un démonstrateur représentatif du produit ? Comment faire en sorte que le nouveau « produit » que l’on envisage de développer pour les besoins de la défense (et des marchés à l’exportation) soit plus performant et plus compétitif que celui des concurrents ? Et qu’entend-on par « technologie » et par innovation technologique ?
Ces capacités sont clés car si on ne les possède pas, ou si on ne les utilise pas correctement, on a toutes les chances d’être soit trop conservateur, soit trop ambitieux par rapport à ses possibilités réelles. Dans le premier cas, on risque de perdre le combat et les marchés et, dans le second, les programmes accumuleront les retards et les surcoûts.